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Bien que le climat de la Terre a de tout temps subi des changements naturels, l’activité humaine est devenue pour la première fois une force majeure qui affecte ce processus, avec des conséquences potentiellement graves.
D’immenses volumes de combustibles fossiles sous forme d’essence, de pétrole, de charbon et de gaz naturel sont brûlés tous les jours, produisant du dioxyde de carbone. Ce phénomène, conjugué aux effets provoqués par les autres gaz produits par l’activité humaine, tels que le méthane et l’oxyde d’azote, aggrave l’effet de serre, sans lequel la Terre ne serait plus habitable. Le dioxyde de carbone est le plus important gaz anthropique, avec un taux de croissance du volume d’émissions d’environ 80% par an entre 1970 et 2004.
La rapidité sans précédent du changement climatique menace les systèmes sociaux et environnementaux, qui ne peuvent s’adapter aussi vite. Des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes se produisent à travers le monde, provoquant parfois des résultats inattendus – comme les inondations enregistrées dans la partie aride de l’Ethiopie en 2007. Le Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) estime que certains changements pourraient être irréversibles. La montée des niveaux de la mer et les dommages causés à la biodiversité comptent parmi les nombreux effets possibles. Les pays en développement, dont les capacités d’adaptation dans les domaines techniques, économiques et institutionnels sont limitées, auront le plus à souffrir de cette situation.
Eu égard à l’impact, sur la Terre, des émissions de gaz à effet de serre et les volumes croissants de la consommation d’énergie, notre planète va inévitablement continuer à se réchauffer.
Les mesures d’atténuation destinées à réduire l’impact du réchauffement climatique jouent un rôle central. Le Protocole de Kyoto – premier accord international de lutte contre le changement climatique – stipule que les pays industrialisés, qui sont, à ce jour, historiquement responsables de la majeure partie des émissions, doivent prendre les devants dans la lutte pour la réduction des émissions de carbone et laisser le temps aux pays en développement de développer leurs économies et relever les niveaux de vie de leurs populations. Mais le Protocole reconnaît également que tôt ou tard, les pays en développement devront également prendre leurs responsabilités. Selon les prévisions du GIEC, les émissions des pays en développement - portées par les économies à l’industrialisation rapide comme celles du Brésil, de la Chine, et de l’Inde – dépasseront celles des pays développés au cours de la première moitié de ce siècle.
Les politiques dans les domaines de l’énergie et du climat doivent imaginer, à l’échelle du monde, mais également à l’échelle de chaque pays, un modèle économique composé d’une empreinte carbone réduite.
De nombreuses mesures sont à l’étude, comme l’indemnisation des pays qui renoncent à l’abattage des forêts, des incitations fiscales pour les technologies à faible émission de carbone, l’utilisation de l’énergie nucléaire ou le développement de nouvelles sources d’énergies.
Mais l’émergence des biocarburants comme alternative possible au pétrole dans le domaine du transport, témoigne de la complexité des problèmes et souligne la nécessité d’entreprendre des recherches plus poussées. A l’origine, plusieurs décideurs se sont fait les chantres des biocarburants, qu’ils ont présentés comme étant incontestablement avantageux. Néanmoins, les chercheurs ont commencé à s’intéresser de plus près à chaque biocarburant, procédant aux évaluations des coûts et des avantages de leurs cycles de vie, évaluant non seulement leurs teneurs en émissions de carbone, mais également leur impact sur d’autres domaines de la vie, comme les prix des produits alimentaires et la consommation d’eau.
L’adaptation au changement climatique est aussi importante que les mesures d’atténuation évoquées ci-dessus, notamment dans les pays en développement, qui manquent de capitaux et de compétences, qui peinent à assurer leur développement économique et à fournir à leurs populations des services tels que les soins de santé, et qui seront de plus vulnérables aux climats extrêmes conjecturés par le GIEC. Dans un rapport récent, le GIEC a énuméré les régions les plus susceptibles d’être touchées par le changement climatique , comme l’Afrique, les petites îles, les mégadeltas africains et asiatiques, et l’Arctique.
Nonobstant les actions entreprises, le GIEC affirme que tous les scénarios de stabilisation du climat démontrent que 60 à 80% des réductions d’émissions de carbone devront se faire dans les domaines de l’offre et de la consommation d’énergie, mais aussi dans les processus industriels, "avec un rôle central dévolu à l’efficacité énergétique".
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