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Moyen-Orient & Afrique du Nord

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L'Afrique toujours dépendante des satellites pour l'accès à Internet

Bibi-Aisha Wadvalla

1 août 2008 | EN | FR

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Bobines de câble en fibre optique

'Selon un rapport publié le mois dernier (23 juillet), l'Afrique dépend toujours fortement des connexions onéreuses par satellites pour 'accéder à Internet.

Les analystes de BMI-TechKnowledge, une société de télécommunications basée en Afrique du Sud et présente dans 40 pays du continent, rapportent en effet que plus de 80 pour cent de l'accès à Internet en Afrique est assuré par des connexions par satellites.

Des efforts sont néanmoins actuellement réalisés pour recourir d'avantage à l'utilisation de câbles en fibre optique à large bande dont dix au moins sont en cours de pose.

D'après la revue Engineering News,BMI-TechKnowledge estime plus de US$ 6 milliards seront dépensés par le secteur privé sur des projets de pose de câble au cours des deux prochaines années.

Une connexion Internet rapide est essentielle pour le développement des entreprises et d'autres applications sur le continent. Jusqu'à présent, malheureusement, cet accès demeure soit trop onéreuse, soit trop rare.

Le Kenya, le Nigeria, l'Afrique du Sud et la Tanzanie sont les pays les plus demandeurs en termes de connectivité, selon Brian Nielsen, directeur de BMI-TechKnowledge.

'A l'heure actuelle, tous les pays de l'Afrique de l'Est et la majorité des pays de l'Afrique centrale n'ont aucune connectivité par câble sous-marin et dépendent des connexions par satellite coûteuses fournies par les Etats-Unis et la France,' a-t-il affirmé au Réseau Sciences et Développement (SciDev.Net).

Les pays 'enclavés sont les plus affectés. Nielsen explique comment 'les pays des côtes Ouest et Sud ont accès au troisième câble sous-marin de fibre optique d'Atlantique sud (SAT3).'

Seacom, le projet de câble sous-marin en fibre optique mené par le secteur privé, qui s'étendra de Madagascar et de l'Afrique du Sud jusqu'en Egypte avant de se ramifier vers l'Inde et la France sera achevé d'ici le milieu de 2009.

Toutefois, un autre projet, à savoir le câble qui longe la côte ouest-africaine (AWCC), n'a pas respecté certains de ses délais fixés à juillet 2008, a rapporté la revue Engineering News. 'Les négociations portant sur des accords commerciaux et juridiques n'ayant abouti, ce câble de US$ 510 millions qui devait relier dix pays africains ne sera pas opérationnel d'ici la Coupe du monde de 2010 organisée par la FIFA en Afrique du Sud, l'échéance initialement choisie pour sa mise en fonction.  

Par ailleurs, le Système de câble sous-marin d'Afrique de l'Est (EASSY) financé par la Banque mondiale et la Banque de Développement de l'Afrique du Sud accuse un retard d'au moins un an (voir Infighting plagues East African cable project). Ce câble reliera l'Afrique du Sud et le Mozambique à la Somalie, au Soudan et à Djibouti avec des segments terrestres reliant au moins cinq pays africains 'enclavés.

Le projet du réseau Uhurunet à large bande, d'un montant de US$ 2 milliards et proposé par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique n'a pas encore démarré. Parmi les 'autres projets de câble de grande capacité en cours de réalisation, on compte le The East African Marine System (TEAMS) s'étendant du Kenya aux Emirats arabes unis, censé devenir opérationnel l'an prochain, et le câble Flag traversant la corne de l'Afrique.

Lien au résumé du rapport publié par BMI-TechKnowledge [100kB]

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